Encore | Debout les socialistes !
Avec les camarades qui ont soutenu la ligne proposée par « Debout les Socialistes » lors de nos congrès, j’ai regretté que notre parti ne prenne pas, quand il était temps, une position claire sur l’impossibilité de poursuivre la ligne d’accords mortifères avec LFI. Nous n’avions alors pas été suivis. Nous payons collectivement aujourd’hui le prix de ces hésitations et de ces ambiguïtés.
Au lendemain des élections municipales, il est clair que les alliances de circonstances ont brouillé l’image du Parti Socialiste et en plus ont le plus souvent amené des échecs. De plus, elles n’ont en rien empêché Jean-Luc Mélenchon de poursuivre ses discours haineux et injurieux envers le Parti socialiste.
Après ces jours difficiles, j’ai en tête les mots connus de Churchill : « vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ». Le Parti socialiste est apparu comme pouvant être « acheté pour pas cher » selon les mots de Jean-Luc Mélenchon dont l’objectif reste bien d’éradiquer le socialisme démocratique.
Colistier de Diana Da Conceiçao, nous avons fierté d’avoir été élu dès le premier tour à Mons-en-Baroeul. Je me réjouis aussi des victoires sans compromission des socialistes à Lille, à Hellemmes, à Lezennes. Et j’adresse toutes mes félicitations aux nouveaux élus.
Je constate qu’à Ronchin, les électeurs ont choisi une liste qui comprend, nous le savons bien, des socialistes de cœur et de convictions, même s’ils ne le sont plus, et ce n’est pas toujours de leur choix, de carte.
Je note aussi qu’à Villeneuve d’Ascq, ils ont choisi une équipe plurielle.
Je félicite les deux nouveaux maires et j’adresse aussi mes amitiés aux camarades socialistes de ces deux villes.
A l’occasion de ces élections municipales, des socialistes ont su, sur le terrain, rassembler des citoyens de gauche, de notre gauche socialiste et démocrate. Je pense à Place Publique, mais aussi à bien d’autres qui parfois s’étaient éloignés de nous et qui reviennent quand nous sommes clairs sur nos orientations. Ne gâchons pas cette chance de faire un pas vers le rassemblement dans un mouvement qui doit dépasser les limites du Parti tel qu’il est aujourd’hui..
« Debout les socialistes » ce n’était pas qu’un titre ou un slogan, c’était une ligne politique. Elle n’a pas changé. Bien au contraire, elle reste l’affirmation d’une volonté, et un engagement à poursuivre le rassemblement des socialistes pour préparer l’avenir. Dès le lendemain de cet épisode électoral, il est de notre devoir de mettre en action ces engagements, concrètement et partout. Et j’ai une pensée amicale pour Hélène Geoffroy, notre cheffe de file, qui a mené un combat dans la clarté de nos valeurs et de nos convictions, à qui il manque si peu pour l’emporter.
Dans l’histoire, du Parti socialiste, rien de décisif n’a jamais été acquis sans que la fédération du Nord, celle de Bracke, de Salengro et de Pierre Mauroy, n’ait été pionnière.
C’est pourquoi je plaide pour que, ici et maintenant, dans le Nord et partout en France, nous posions des actes concrets pour engager un rassemblement plus large et allant jusqu’au centre de l’echiquier politique français, sans lequel rien ne se sera possible – compte-tenu des circonstances.
Baptiste Ménard
Le 25 mars 2026