BAPTISTE MÉNARD

Billet d'humeur | Tour de France

Ceux qui suivent le Tour de France le savent : celui qui part seul trop tôt en échappée prend le risque de s’épuiser et de ne pas arriver au bout. Mais celui qui attend trop longtemps au sein du peloton risque, lui, d’y rester englué.

Mon ami Bernard Cazeneuve a pris, en pleine pause estivale, l’initiative de nous adresser un long texte qui mérite d’être lu et analysé. Que Bernard « se prépare », c’est une bonne nouvelle. François Hollande, lui aussi, « se prépare ». Et d’autres, dont nos amis Ségolène Royal,  Karim Bouamrane, Philippe Brun et Jérôme Guedj par exemple, participent au débat.

Je ne suis pas de ceux qui ironisent sur la multiplicité des propositions au sein de la gauche démocratique et républicaine. 

C’est même, à mes yeux, la preuve que l’élection présidentielle n’est pas « pliée » à neuf mois de l’échéance. Seule une candidature de gauche réaliste peut, en effet, éviter le pire : un affrontement mortifère entre les populismes de l’extrême droite et de LFI. Le moment venu, cette candidature devra rassembler au-delà de la gauche pour porter nos espérances. 

Et, comme le disait François Mitterrand : « Là où il y a une espérance, il y a un chemin. » Ainsi, je me refuse à considérer passivement la victoire de l’extrême droite comme inéluctable. Je suis convaincu qu’une majorité de nos concitoyens refuse cette perspective. Avec beaucoup d’autres, je prendrai ma place dans ce combat vital pour notre République.

Pour ma part, bien sûr, sans mélanger ni les genres, ni les enjeux, ni les échéances, et en filant avec le sourire la métaphore cycliste, je me suis d’ores et déjà engagé à ne pas me limiter au rôle de « porteur d’eau ».

Bon été à tous. À très bientôt pour agir ensemble.