Dans la perspective de la préparation de notre rencontre de rentrée, en présence de Réda Didi et Jean-Marie Godard, auteurs du livre Sécurité, notre bien commun, publié avec la participation de la Fondation Jean-Jaurès, j’ai lu avec intérêt la dernière publication de l’Office universitaire de recherche socialiste (OURS), nos 114 et 115, janvier-juin 2026 : Police et sécurité : de quoi parle-t-on ?
Les nombreux contributeurs – responsables politiques, journalistes, hauts fonctionnaires, etc.
.. – abordent de front le défi que ces questions posent à la gauche, trop souvent accusée d’illégitimité et de cacophonie en la matière.
Ils proposent notamment des éclairages historiques sur la police et le Front populaire, les policiers dans la Résistance, mais aussi sur les ministres de l’Intérieur socialistes sous la IVe République et lors du premier septennat de François Mitterrand.
Ceux qui ont vécu ces années liront sans doute avec un peu d’amusement le récit des confrontations entre Gaston Defferre et ses collègues, dont bien sûr Robert Badinter, ainsi qu’avec les syndicats de policiers.
On trouvera également d’intéressants éclairages culturels, notamment sur le rôle des « polars », ainsi que des réflexions sur la multiplication des polices municipales, alors même que Nicolas Sarkozy avait supprimé la police de proximité.
Pour ma part, je me suis surtout intéressé à l’entretien avec notre camarade Roger Vicot, intitulé « Trois questions pour en finir avec un faux débat ». Roger réfute, preuves à l’appui, le prétendu laxisme de la gauche en matière de sécurité. Il souligne la différence entre la sécurité, qui constitue un droit de l’Homme, et l’ordre, qui relève d’une notion subjective. Il aborde également de front les questions liées à la sécurité et aux nouvelles technologies, à la lutte contre le narcotrafic, et conteste avec fermeté tout lien mécanique entre immigration et insécurité.
Enfin, il invite la gauche, et donc le Parti socialiste, à renoncer aussi bien à la tentation répressive qu’à la tentation angélique.
À noter que l’on trouve également, dans cette livraison, des travaux de l’OURS que le Parti socialiste aurait tout intérêt à mieux mettre en valeur et à faire connaître de ses militants, ainsi qu’un hommage à Lionel Jospin et un texte de 2005, pourtant toujours très actuel, de ce dernier sur les socialistes et le pouvoir.
📌Je vous donne RDV le samedi 19 septembre 2026 pour partager autour de ces enjeux avec les auteurs de l’ouvrage « sécurité : notre bien commun ».
Pour des raisons logistiques, je vous remercie de bien vouloir me confirmer votre participation à contact@baptistemenard.fr
Je sais que la politique peut changer la vie de nos concitoyens lorsqu’elle est exercée avec conviction et intégrité. C’est le sens de mon engagement
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